Les
couples seraient plus heureux sans enfants! Voici
quelques nuances!
Les
couples sont dans leur période la plus heureuse
dans les années qui suivent le mariage alors
qu'ils anticipent impatiemment l'arrivée d'enfants,
a dit le psychologue Daniel Gilbert de l'Université
Harvard dans une présentation à la conférence
"Happiness and its Causes" (Le bonheur et
ses causes) se tenant à Sydney.
Après
l'arrivée des enfants, leur bonheur diminuerait.
Il diminuerait à nouveau lorsqu'ils atteignent
l'adolescence. Ce n'est que lorsqu'ils deviennent
adultes et s'en vont de la maison que le niveau de
bonheur des parents augmenterait à nouveau.
Des
recherches américaines et européennes
montrent que les couples mariés sont plus heureux
que les célibataires. Mais les couples mariés
sont plus heureux s'ils n'ont pas d'enfants.
Des
recherches aux Pays-Bas ont montré que les
couples mariés avec deux enfants étaient
moins heureux que ceux qui n'en avaient pas. Une autre
recherche a montré que la période après
la naissance d'en enfant pouvait être l'expérience
la plus lourde vécue par les couples.
Comme
source de plaisir, dit-il, une recherche a montré
que jouer avec les enfants arrivent juste au-dessus
des tâches ménagères mais en-dessous
du temps passé avec des amis, à manger
ou à regarder la télévision.
La
plupart des parents continuent de croire que les enfants
leur apportent le bonheur car ils pensent aux brefs
moments de joie qu'ils apportent plutôt qu'aux
longues périodes d'ennui et d'irritation, dit-il.
Tiré
du Site PsychoMédia
Après
avoir lu les résultats de la recherche précédente,
voilà toutefois quelques faits intéressants
pour rééquilibrer les faits.
20
bonnes raisons d'avoir des enfants!
Devenir
parent est une sacrée aventure. Une occasion
de vivre de multiples joies... que voici.
1. Se souvenir de sa propre enfance
Quand on est prise dans le tourbillon de la vie, on
oublie qu'on a un jour été petite. Comme
nous le rappelle John Bradshaw dans son best-seller
Retrouver l'enfant en soi: «Nous croyons être
des adultes, alors que nous ne sommes que de grands
enfants.» Vivre aux côtés d'un
petit et le regarder faire ses premiers dessins, ses
premiers devoirs, ses premières gammes au piano
nous aide à renouer avec cet enfant qui est
en nous. «En tendant la main à notre
enfant intérieur, écrit encore John
Bradshaw, nous l'aidons à terminer sa croissance
et nous devenons un adulte qui s'abreuve à
la source même de son équilibre.»
MARIE-CLAUDE FORTIN
2. Mesurer le temps
Qu'est-ce qu'une année, cinq ans ou même
dix, dans une vie? Une année, c'est quatre
saisons, mais c'est aussi le temps qu'il faut à
un bébé pour apprendre à se tenir
debout. Sur une toise, chaque année se traduit
par l'ajout de plusieurs centimètres à
la taille du bambin. Et quand vous observez votre
ado, vous avez sous les yeux le résultat de
15 années de croissance. Il n'y a rien comme
de regarder ses enfants grandir pour prendre la pleine
mesure du temps qui passe.
M.-C. F.
3.
Investir pour l'avenir
«Un parent peut s'occuper de cinq enfants, mais
cinq enfants ne suffisent pas à prendre soin
d'un seul parent...» Ce dicton anglais –
aussi ironique, pessimiste ou lucide soit-il –
nous rappelle l'importance de faire dès aujourd'hui
le calcul suivant: si, à 30 ans, avoir deux
enfants peut sembler beaucoup, à 60 ans, tout
compte fait, c'est peu. Il faudrait plutôt viser
cinq ou six héritiers si on veut s'assurer
à long terme son lot de bâtons de vieillesse,
de visites et, qui sait, de petits-enfants à
chouchouter.
MARLÈNE HYPPIA
4.
Se rapprocher de sa mère
La maternité nous rend-elle plus indulgente?
Bien des femmes vous le diront: c'est quand elles
sont devenues mamans qu'elles ont commencé
à mieux s'entendre avec leur mère. Alors
qu'à l'adolescence elles s'ingéniaient
à la contredire et se juraient de ne jamais
lui ressembler, voilà qu'elles lui demandent
conseil, excusent ses imperfections et louent ses
qualités. «Quand on a un enfant, l'envie
et le besoin de se rapprocher de sa mère est
grand», affirme Catherine Dumonteil Kremer,
elle-même mère de trois filles, éducatrice
et auteure d'Élever son enfant... autrement
et de Poser des limites à son enfant et le
respecter. «Et à moins que mère
et fille ne s'affrontent sur des questions de méthodes
d'éducation, l'occasion est idéale pour
développer une complicité durable.»
M.-C. F.
5.
Ressentir une fierté inégalée
On peut être fière de sa carrière,
de ses réalisations, de son chum ou de sa maison.
Mais rien ne se compare à la fierté
que nous procure notre enfant quand il fait s'arrêter
les passants dans la rue tellement «il a l'air
mignon et intelligent»! On a alors la tête
«grosse comme ça». C'est un peu
comme si on recevait des applaudissements –
disons-le, bien mérités! – pour
notre beau et formidable travail.
M. H.
6.
Se remettre en question
Et si j'avais tort? Quand on élève des
enfants, il faut périodiquement réviser
ses positions. L'argument qui mettait K.-O. votre
aînée peut très bien n'avoir aucune
prise sur votre cadette. Et cette punition que vous
avez imposée dans un mouvement d'humeur peut
soudain vous paraître excessive. Être
parent, c'est l'occasion rêvée d'apprendre
à devenir plus souple, plus conciliante, plus
sage. «Nos enfants nous aident à nous
dépasser, à faire bouger nos frontières,
affirme Marie Claude Sauriol, psychologue et psychothérapeute
conjugale et familiale. En nous confrontant, ils nous
enrichissent, nous poussent à devenir des êtres
plus complets. Au cours de notre vie, ce sont les
enfants qui nous font le plus “grandir”;
ils sont nos meilleurs thérapeutes.»
M.-C. F.
7.
La magie des fêtes
Cuisiner
un gâteau en forme de coeur à la Saint-Valentin,
vider des oeufs et les transformer en jolis cocos
de Pâques, se déguiser en pirate ou en
fée pour l'Halloween, écouter des chansons
de Noël en décorant le sapin d'ornements
faits à la main durant un après-midi
neigeux... Même les plus désabusées
redécouvrent la magie des diverses fêtes
lorsque celles-ci sont partagées avec un enfant.
Deux précieux ouvrages à feuilleter
régulièrement: Activités pour
toute l'année et Le livre de la fête,
publiés chez Fleurus.
SOPHIE POULIOT
8.
Délaisser son nombril
S'occuper d'un bébé est si exigeant,
si prenant, voire si envahissant qu'on en oublie ses
soucis personnels. Au diable les chicanes de bureau,
les kilos en trop ou les angoisses à propos
du menu de Pâques quand bébé fait
ses dents! Lorsqu'on est mère, tout ce qui
compte – ou presque –, c'est le bonheur
de son petit. La bonne nouvelle? C'est excellent pour
le moral, quoi qu'en disent les adeptes du «moi
d'abord»: «Faire du bien autour de soi
revient à se faire du bien à soi-même.
C'est contagieux!» écrit Stéphanie
Milot dans Pour mieux vivre avec le stress: changez
d'état d'esprit.
M.-C. F.
9.
Renouer avec le jeu
À ce sujet, les psy sont unanimes: une des
façons les plus efficaces d'évacuer
le stress et de décrocher de l'aliénant
train-train est tout simplement de jouer. Or, en règle
générale, les adultes ont complètement
évacué le jeu de leur quotidien... jusqu'à
ce que Tristan réclame une partie de devinettes
mimées ou que Pénélope initie
un tournoi de jeu de poches!
SOPHIE POULIOT
10.
Une vie plus saine
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ces bouts de chou?
Plutôt que de bambocher jusqu'aux petites heures
du matin, de luncher à 13 h d'un café
et d'un fond de sac de croustilles avant de finir
la journée affalée devant la télé,
on se couche tôt, on se réserve la huitaine
d'heures de sommeil nécessaire avant un après-midi
de patin à roues alignées en famille,
et on adhère à l'immuable règle
des quatre groupes alimentaires. Comme le constate
Isabelle Huot, docteure en nutrition, les adultes
ayant des enfants ont tendance à s'alimenter
de façon plus équilibrée, avec
un menu plus riche en légumes, en fruits et
en yogourts, notamment... Pour leur plus grand bien!
S. P.
11.
Adieu, complexes, on le fait pour eux!
Glisser en traîneau à 40 ans et des poussières,
observer des fourmis, accroupie sur le trottoir, sortir
sans maquillage, enfiler un maillot de bain après
20 ans «d'abstinence» parce qu'on a envie
d'accompagner Junior à la piscine, juste pour
le plaisir de le voir patauger dans l'eau... Tout
ça l'emporte sur les complexes réels
ou imaginaires qui nous habitent. (Merci, fiston,
pour cette «libération»!)
M. H.
12.
Remettre ses pendules à l'heure
Un enfant, ça met nos convictions à
l'épreuve. Ça nous oblige à redéfinir
le bien et le mal, à distinguer l'important
du futile. C'est parfois même plus curatif qu'une
thérapie. Ainsi, toutes ces choses dont on
ne croyait pas pouvoir se passer (sorties, films,
nouvelles de 22 h et gadgets dernier cri) cèdent
rapidement la place à un nouveau mode de vie,
qu'on pourrait qualifier de «simplicité
involontaire». Bref, on retourne à l'essentiel...
qu'on avait un peu perdu de vue.
M. H.
13. Être grand-mère un jour
On n'y échappe pas: pour être grand-mère,
il faut d'abord avoir été mère!
M.-C. F.
14.
Les émotions extrêmes
Dire qu'on gagne en sensibilité, en compassion
et en empathie lorsqu'on devient parent relève
de l'euphémisme. C'est comme si on avait désormais
constamment la larme à l'oeil – pleurs
de joie ou de tristesse – devant cette nouvelle
conscience de la condition humaine et de la fragilité
des êtres. Ouf! Tout l'art de se «reconnecter»
aux vraies affaires, comme on dit, sans l'aide d'un
psy.
M. H.
15.
La solidarité parentale
La parentalité est universelle. Peu importe
leur couleur, leur ethnie ou leur religion, les parents
vivent essentiellement les mêmes choses. Ils
font partie de «ceux qui savent», qui
sont passés par là. C'est pourquoi ils
forment une grande confrérie toujours prête
à rassurer, à conseiller, à réconforter
un des siens. Ça crée des liens... y
compris avec nos propres parents!
M. H.
16.
Développer son imagination
C'est dimanche, il pleut et vous avez refusé
à Junior le jeu vidéo qu'il réclamait
pour Noël? Élever un enfant multiplie
les occasions de développer, entre autres,
la patience, l'altruisme et la force de caractère,
mais être parent entraîne aussi une inéluctable
explosion d'élans de créativité.
Une pomme de terre sculptée devient une étampe,
une couverture jetée au sol tient lieu de navire
entouré de requins, une boîte de vêtements
démodés se métamorphose en coffre
à déguisements.
On
ne se serait pas crue aussi imaginative? Donner la
vie permet de se découvrir encore bien d'autres
talents cachés. Un pantalon déchiré,
une cafétéria scolaire aux normes douteuses
ou encore un superbe petit minois à immortaliser
ne sont que quelques exemples de situations permettant
à un parent de se transformer tantôt
en couturier, tantôt en cuisinier ou encore,
en photographe doué.
S. P.
17.
L'amour se multiplie
On ne fait évidemment pas un enfant pour pallier
les failles d'un couple, mais s'unir dans la création
et l'éducation d'un être issu de l'amour
peut s'avérer une expérience extrêmement
enrichissante pour des tourtereaux. Selon Nadia Gagnier
– la populaire animatrice de l'émission
Dre Nadia, psychologue à domicile, diffusée
à Canal Vie –, la présence d'enfants
dans un foyer a généralement pour conséquence
d'amplifier ce qui caractérisait le couple
à l'origine. Si celui-ci cumulait des conflits,
et des tensions, la situation deviendra sans doute
explosive avec les nouvelles responsabilités
associées à un rejeton. En revanche,
dans une union où règnent l'harmonie,
l'admiration mutuelle et la communication, l'arrivée
d'un bébé pourra accroître cette
félicité.
S. P.
18. Les rituels du coucher
L'heure du dodo est un moment sacré de l'enfance.
Chanter à votre bébé la berceuse
que fredonnait votre mère, c'est perpétuer
la plus douce des traditions. Et si vous n'avez pas
l'oreille musicale, lisez! Retrouvez vos classiques
– les histoires de la comtesse de Ségur,
les contes de Perrault ou des frères Grimm
–, qui n'ont rien perdu de leur pouvoir de fascination.
Quel plaisir de se blottir l'un contre l'autre, et
de s'évader dans l'imaginaire! Selon Nancy
Gagné, orthopédagogue et chroniqueuse
pour le site PetitMonde.com, ces périodes de
proximité et de complicité avec votre
bambin «feront sûrement partie de ses
plus beaux souvenirs d'enfance». Et de vos plus
beaux souvenirs de parent...
M.-C. F.
19.
Mieux s'accepter
Toujours d'après la psychologue Nadia Gagnier,
avoir des enfants pourrait nous aider à mieux
vivre avec nous-même. L'effet miroir –
qui incite nos petits à reproduire inévitablement
nos gestes et nos comportements – renvoie au
parent un reflet de son image. Et si ce reflet n'est
pas toujours flatteur, il lui permet en revanche de
se voir tel qu'il est et de s'accepter, avec ses défauts
et ses qualités. Une vraie thérapie
à domicile! S. P.
20.
Parce que c'est la vie...
Interrogés par le Shady Grove Fertility Center
du Maryland, aux États-Unis, sur la première
raison de vouloir un enfant, plusieurs futurs parents
ont répondu: «Je ne sais pas!»
On peut certes les féliciter de leur honnêteté...
et de leur absence de réflexion! Car le fait
d'avoir un enfant ou pas ne peut reposer sur une liste
d'avantages ou d'inconvénients. D'ailleurs,
à ce jeu, pas sûr que les bonnes raisons
l'emporteraient! Osons plutôt cette hypothèse,
qui relève de l'instinct et de «l'humanitude»
la plus grégaire: faire un enfant est la chose
à la fois la plus normale (accessible à
tout le monde ou presque) et la plus extraordinaire
(ça change drôlement la vie) qui soit.
Mais ça, évidemment, il faut être
parent pour le savoir!
M. H.
Tiré
du site : elle Québec
Alors
maintenant, à vous de choisir. Je suis alors
persuadée que ceux et celles d’entres
vous qui avez des enfants sont d’accord pour
dire : «Quelle joie immense ces petits nous
apportent !!!»
À bientôt,
Stéphanie