Chronique du 15 mai 08

Les couples seraient plus heureux sans enfants! Voici quelques nuances!

Les couples sont dans leur période la plus heureuse dans les années qui suivent le mariage alors qu'ils anticipent impatiemment l'arrivée d'enfants, a dit le psychologue Daniel Gilbert de l'Université Harvard dans une présentation à la conférence "Happiness and its Causes" (Le bonheur et ses causes) se tenant à Sydney.

Après l'arrivée des enfants, leur bonheur diminuerait. Il diminuerait à nouveau lorsqu'ils atteignent l'adolescence. Ce n'est que lorsqu'ils deviennent adultes et s'en vont de la maison que le niveau de bonheur des parents augmenterait à nouveau.

Des recherches américaines et européennes montrent que les couples mariés sont plus heureux que les célibataires. Mais les couples mariés sont plus heureux s'ils n'ont pas d'enfants.

Des recherches aux Pays-Bas ont montré que les couples mariés avec deux enfants étaient moins heureux que ceux qui n'en avaient pas. Une autre recherche a montré que la période après la naissance d'en enfant pouvait être l'expérience la plus lourde vécue par les couples.

Comme source de plaisir, dit-il, une recherche a montré que jouer avec les enfants arrivent juste au-dessus des tâches ménagères mais en-dessous du temps passé avec des amis, à manger ou à regarder la télévision.

La plupart des parents continuent de croire que les enfants leur apportent le bonheur car ils pensent aux brefs moments de joie qu'ils apportent plutôt qu'aux longues périodes d'ennui et d'irritation, dit-il.

Tiré du Site PsychoMédia

Après avoir lu les résultats de la recherche précédente, voilà toutefois quelques faits intéressants pour rééquilibrer les faits.

20 bonnes raisons d'avoir des enfants!

Devenir parent est une sacrée aventure. Une occasion de vivre de multiples joies... que voici.

1. Se souvenir de sa propre enfance
Quand on est prise dans le tourbillon de la vie, on oublie qu'on a un jour été petite. Comme nous le rappelle John Bradshaw dans son best-seller Retrouver l'enfant en soi: «Nous croyons être des adultes, alors que nous ne sommes que de grands enfants.» Vivre aux côtés d'un petit et le regarder faire ses premiers dessins, ses premiers devoirs, ses premières gammes au piano nous aide à renouer avec cet enfant qui est en nous. «En tendant la main à notre enfant intérieur, écrit encore John Bradshaw, nous l'aidons à terminer sa croissance et nous devenons un adulte qui s'abreuve à la source même de son équilibre.»
MARIE-CLAUDE FORTIN


2. Mesurer le temps
Qu'est-ce qu'une année, cinq ans ou même dix, dans une vie? Une année, c'est quatre saisons, mais c'est aussi le temps qu'il faut à un bébé pour apprendre à se tenir debout. Sur une toise, chaque année se traduit par l'ajout de plusieurs centimètres à la taille du bambin. Et quand vous observez votre ado, vous avez sous les yeux le résultat de 15 années de croissance. Il n'y a rien comme de regarder ses enfants grandir pour prendre la pleine mesure du temps qui passe.
M.-C. F.

3. Investir pour l'avenir
«Un parent peut s'occuper de cinq enfants, mais cinq enfants ne suffisent pas à prendre soin d'un seul parent...» Ce dicton anglais – aussi ironique, pessimiste ou lucide soit-il – nous rappelle l'importance de faire dès aujourd'hui le calcul suivant: si, à 30 ans, avoir deux enfants peut sembler beaucoup, à 60 ans, tout compte fait, c'est peu. Il faudrait plutôt viser cinq ou six héritiers si on veut s'assurer à long terme son lot de bâtons de vieillesse, de visites et, qui sait, de petits-enfants à chouchouter.
MARLÈNE HYPPIA

4. Se rapprocher de sa mère
La maternité nous rend-elle plus indulgente? Bien des femmes vous le diront: c'est quand elles sont devenues mamans qu'elles ont commencé à mieux s'entendre avec leur mère. Alors qu'à l'adolescence elles s'ingéniaient à la contredire et se juraient de ne jamais lui ressembler, voilà qu'elles lui demandent conseil, excusent ses imperfections et louent ses qualités. «Quand on a un enfant, l'envie et le besoin de se rapprocher de sa mère est grand», affirme Catherine Dumonteil Kremer, elle-même mère de trois filles, éducatrice et auteure d'Élever son enfant... autrement et de Poser des limites à son enfant et le respecter. «Et à moins que mère et fille ne s'affrontent sur des questions de méthodes d'éducation, l'occasion est idéale pour développer une complicité durable.» M.-C. F.

5. Ressentir une fierté inégalée
On peut être fière de sa carrière, de ses réalisations, de son chum ou de sa maison. Mais rien ne se compare à la fierté que nous procure notre enfant quand il fait s'arrêter les passants dans la rue tellement «il a l'air mignon et intelligent»! On a alors la tête «grosse comme ça». C'est un peu comme si on recevait des applaudissements – disons-le, bien mérités! – pour notre beau et formidable travail.
M. H.

6. Se remettre en question
Et si j'avais tort? Quand on élève des enfants, il faut périodiquement réviser ses positions. L'argument qui mettait K.-O. votre aînée peut très bien n'avoir aucune prise sur votre cadette. Et cette punition que vous avez imposée dans un mouvement d'humeur peut soudain vous paraître excessive. Être parent, c'est l'occasion rêvée d'apprendre à devenir plus souple, plus conciliante, plus sage. «Nos enfants nous aident à nous dépasser, à faire bouger nos frontières, affirme Marie Claude Sauriol, psychologue et psychothérapeute conjugale et familiale. En nous confrontant, ils nous enrichissent, nous poussent à devenir des êtres plus complets. Au cours de notre vie, ce sont les enfants qui nous font le plus “grandir”; ils sont nos meilleurs thérapeutes.»
M.-C. F.

7. La magie des fêtes
Cuisiner un gâteau en forme de coeur à la Saint-Valentin, vider des oeufs et les transformer en jolis cocos de Pâques, se déguiser en pirate ou en fée pour l'Halloween, écouter des chansons de Noël en décorant le sapin d'ornements faits à la main durant un après-midi neigeux... Même les plus désabusées redécouvrent la magie des diverses fêtes lorsque celles-ci sont partagées avec un enfant. Deux précieux ouvrages à feuilleter régulièrement: Activités pour toute l'année et Le livre de la fête, publiés chez Fleurus.
SOPHIE POULIOT

8. Délaisser son nombril
S'occuper d'un bébé est si exigeant, si prenant, voire si envahissant qu'on en oublie ses soucis personnels. Au diable les chicanes de bureau, les kilos en trop ou les angoisses à propos du menu de Pâques quand bébé fait ses dents! Lorsqu'on est mère, tout ce qui compte – ou presque –, c'est le bonheur de son petit. La bonne nouvelle? C'est excellent pour le moral, quoi qu'en disent les adeptes du «moi d'abord»: «Faire du bien autour de soi revient à se faire du bien à soi-même. C'est contagieux!» écrit Stéphanie Milot dans Pour mieux vivre avec le stress: changez d'état d'esprit.
M.-C. F.

9. Renouer avec le jeu
À ce sujet, les psy sont unanimes: une des façons les plus efficaces d'évacuer le stress et de décrocher de l'aliénant train-train est tout simplement de jouer. Or, en règle générale, les adultes ont complètement évacué le jeu de leur quotidien... jusqu'à ce que Tristan réclame une partie de devinettes mimées ou que Pénélope initie un tournoi de jeu de poches!
SOPHIE POULIOT

10. Une vie plus saine
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour ces bouts de chou? Plutôt que de bambocher jusqu'aux petites heures du matin, de luncher à 13 h d'un café et d'un fond de sac de croustilles avant de finir la journée affalée devant la télé, on se couche tôt, on se réserve la huitaine d'heures de sommeil nécessaire avant un après-midi de patin à roues alignées en famille, et on adhère à l'immuable règle des quatre groupes alimentaires. Comme le constate Isabelle Huot, docteure en nutrition, les adultes ayant des enfants ont tendance à s'alimenter de façon plus équilibrée, avec un menu plus riche en légumes, en fruits et en yogourts, notamment... Pour leur plus grand bien!
S. P.

11. Adieu, complexes, on le fait pour eux!
Glisser en traîneau à 40 ans et des poussières, observer des fourmis, accroupie sur le trottoir, sortir sans maquillage, enfiler un maillot de bain après 20 ans «d'abstinence» parce qu'on a envie d'accompagner Junior à la piscine, juste pour le plaisir de le voir patauger dans l'eau... Tout ça l'emporte sur les complexes réels ou imaginaires qui nous habitent. (Merci, fiston, pour cette «libération»!)
M. H.

12. Remettre ses pendules à l'heure
Un enfant, ça met nos convictions à l'épreuve. Ça nous oblige à redéfinir le bien et le mal, à distinguer l'important du futile. C'est parfois même plus curatif qu'une thérapie. Ainsi, toutes ces choses dont on ne croyait pas pouvoir se passer (sorties, films, nouvelles de 22 h et gadgets dernier cri) cèdent rapidement la place à un nouveau mode de vie, qu'on pourrait qualifier de «simplicité involontaire». Bref, on retourne à l'essentiel... qu'on avait un peu perdu de vue.
M. H.


13. Être grand-mère un jour
On n'y échappe pas: pour être grand-mère, il faut d'abord avoir été mère!
M.-C. F.

14. Les émotions extrêmes
Dire qu'on gagne en sensibilité, en compassion et en empathie lorsqu'on devient parent relève de l'euphémisme. C'est comme si on avait désormais constamment la larme à l'oeil – pleurs de joie ou de tristesse – devant cette nouvelle conscience de la condition humaine et de la fragilité des êtres. Ouf! Tout l'art de se «reconnecter» aux vraies affaires, comme on dit, sans l'aide d'un psy.
M. H.

15. La solidarité parentale
La parentalité est universelle. Peu importe leur couleur, leur ethnie ou leur religion, les parents vivent essentiellement les mêmes choses. Ils font partie de «ceux qui savent», qui sont passés par là. C'est pourquoi ils forment une grande confrérie toujours prête à rassurer, à conseiller, à réconforter un des siens. Ça crée des liens... y compris avec nos propres parents!
M. H.

16. Développer son imagination
C'est dimanche, il pleut et vous avez refusé à Junior le jeu vidéo qu'il réclamait pour Noël? Élever un enfant multiplie les occasions de développer, entre autres, la patience, l'altruisme et la force de caractère, mais être parent entraîne aussi une inéluctable explosion d'élans de créativité. Une pomme de terre sculptée devient une étampe, une couverture jetée au sol tient lieu de navire entouré de requins, une boîte de vêtements démodés se métamorphose en coffre à déguisements.

On ne se serait pas crue aussi imaginative? Donner la vie permet de se découvrir encore bien d'autres talents cachés. Un pantalon déchiré, une cafétéria scolaire aux normes douteuses ou encore un superbe petit minois à immortaliser ne sont que quelques exemples de situations permettant à un parent de se transformer tantôt en couturier, tantôt en cuisinier ou encore, en photographe doué.
S. P.

17. L'amour se multiplie
On ne fait évidemment pas un enfant pour pallier les failles d'un couple, mais s'unir dans la création et l'éducation d'un être issu de l'amour peut s'avérer une expérience extrêmement enrichissante pour des tourtereaux. Selon Nadia Gagnier – la populaire animatrice de l'émission Dre Nadia, psychologue à domicile, diffusée à Canal Vie –, la présence d'enfants dans un foyer a généralement pour conséquence d'amplifier ce qui caractérisait le couple à l'origine. Si celui-ci cumulait des conflits, et des tensions, la situation deviendra sans doute explosive avec les nouvelles responsabilités associées à un rejeton. En revanche, dans une union où règnent l'harmonie, l'admiration mutuelle et la communication, l'arrivée d'un bébé pourra accroître cette félicité.
S. P.

18. Les rituels du coucher
L'heure du dodo est un moment sacré de l'enfance. Chanter à votre bébé la berceuse que fredonnait votre mère, c'est perpétuer la plus douce des traditions. Et si vous n'avez pas l'oreille musicale, lisez! Retrouvez vos classiques – les histoires de la comtesse de Ségur, les contes de Perrault ou des frères Grimm –, qui n'ont rien perdu de leur pouvoir de fascination. Quel plaisir de se blottir l'un contre l'autre, et de s'évader dans l'imaginaire! Selon Nancy Gagné, orthopédagogue et chroniqueuse pour le site PetitMonde.com, ces périodes de proximité et de complicité avec votre bambin «feront sûrement partie de ses plus beaux souvenirs d'enfance». Et de vos plus beaux souvenirs de parent...
M.-C. F.

19. Mieux s'accepter
Toujours d'après la psychologue Nadia Gagnier, avoir des enfants pourrait nous aider à mieux vivre avec nous-même. L'effet miroir – qui incite nos petits à reproduire inévitablement nos gestes et nos comportements – renvoie au parent un reflet de son image. Et si ce reflet n'est pas toujours flatteur, il lui permet en revanche de se voir tel qu'il est et de s'accepter, avec ses défauts et ses qualités. Une vraie thérapie à domicile! S. P.

20. Parce que c'est la vie...
Interrogés par le Shady Grove Fertility Center du Maryland, aux États-Unis, sur la première raison de vouloir un enfant, plusieurs futurs parents ont répondu: «Je ne sais pas!» On peut certes les féliciter de leur honnêteté... et de leur absence de réflexion! Car le fait d'avoir un enfant ou pas ne peut reposer sur une liste d'avantages ou d'inconvénients. D'ailleurs, à ce jeu, pas sûr que les bonnes raisons l'emporteraient! Osons plutôt cette hypothèse, qui relève de l'instinct et de «l'humanitude» la plus grégaire: faire un enfant est la chose à la fois la plus normale (accessible à tout le monde ou presque) et la plus extraordinaire (ça change drôlement la vie) qui soit. Mais ça, évidemment, il faut être parent pour le savoir!
M. H.

Tiré du site : elle Québec

Alors maintenant, à vous de choisir. Je suis alors persuadée que ceux et celles d’entres vous qui avez des enfants sont d’accord pour dire : «Quelle joie immense ces petits nous apportent !!!»

À bientôt,

Stéphanie

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Photos de Stéphanie par Daniel Cossette Photographe (exclut la photo du livre).