Ètre
heureux en couple: système immunitaire plus
efficace !
Les gens heureux en couple combattent plus facilement
la grippe, suggère une recherche. Et inversement,
le virus est plus difficile à combattre pour
les gens en deuil ou divorcés.
Une
équipe de l'Université de Birmingham
a montré que les événements stressants
de la vie ont un effet sur la réponse du système
immunitaire au vaccin annuel contre la grippe. Cette
réponse immunitaire est une bonne indication
de la capacité de l'organisme de combattre
le virus.
Les chercheurs ont examiné, auprès de
plus de 180 participants de plus de 65 ans, les niveaux
d'anticorps dans le sang.
Les
gens qui se disaient heureux dans leur relation de
couple avaient des niveaux d'anticorps beaucoup plus
élevés que ceux qui rapportaient peu
de satisfaction conjugale. Les participants divorcés,
veufs ou célibataires avaient une moins bonne
réponse immunitaire.
Ceux
qui avaient vécu un deuil durant la dernière
année avaient une réponse immunitaire
moins bonne que ceux qui n'avaient pas vécu
de deuil.
La
recherche suggère, avec d'autres, que l'état
d'esprit peut influencer le système immunitaire.
Il est cependant possible que l'état d'esprit
influence d'autres facteurs, tels l'alimentation et
le sommeil, qui interviennent sur le système
immunitaire. D'autres recherches sont nécessaires
pour préciser le lien entre l'esprit et le
système immunitaire.
Source:
BBC
Beaucoup
de positif est nécessaire pour compenser le
négatif dans les relations
Les recherches en psychologie sociale montrent, qu'en
général, les événements
négatifs affectent davantage le bien-être
que les événements positifs et qu'il
en est également ainsi dans les relations.
Le
psychologue John Gottman a montré que les couples
qui ont des quantités égales d'interactions
positives et négatives perçoivent leur
relation très négativement.
Il
a calculé qu'en moyenne, il fallait 5 ou 6
interactions positives pour chaque interaction négative
pour que la relation soit considérée
satisfaisante. Évidemment, ce ratio change
dépendamment de la nature des interactions.
Les
psychologues C. E. Waugh et B. L. Fredrickson ont
vérifié comment le bien-être dans
les relations était affecté par les
émotions positives et négatives. Ils
ont trouvé qu'un ratio de 2.9 était
nécessaire pour qu'une relation soit "florissante".
"Ceux qui se situent au-dessus du ratio s'épanouissent
(flourish), disent-ils, et ceux qui se situent en-bas
languissent (languish)."
Il
ressort de ces recherches, selon Ed Diener, chercheur
dans le courant de la psychologie positive, que si
nous devons critiquer ou corriger un ami ou un membre
de la famille, il est nécessaire de travailler
à avoir plusieurs interactions positives pour
compenser. Faire des compliments, aider dans des tâches,
avoir des conversations intéressantes et exprimer
de l'affection sont nécessaires pour garder
les relations dans la zone positive.
Source:
Ed Diener and Shigehiro Oishi, The Nonobvious Social
Psychology of Happiness, Psychological Inquiry, 2004.
Couples:
Profiter du positif
Des difficultés comme la jalousie et la mauvaise
communication ont un impact sur la réussite
d'un couple. Mais qu'en est-il de l'impact des façons
de réagir quand ça va bien? Selon des
recherches récentes, la façon de répondre
à son(sa) partenaire quand quelque chose de
bon lui arrive permet de prédire la satisfaction
conjugale et, au moins dans le court terme, si un
couple va durer. Shelly Gable, chercheure en psychologie
à l'université de Californie à
Los Angeles, a étudié comment des couples
partagent les événements positifs de
tous les jours. La part du lion dans les recherches
sur les relations est centrée sur les conflits
et les incompatibilités, dit-elle. Elle a choisi
de travailler plutôt sur les points positifs
qui aident à faire des relations fortes. Cette
approche caractérise un courant de recherche
appelé "psychologie positive".
Dans
une recherche elle demandait aux couples: Comment
croyez-vous que votre conjoint(e) caractériserait
vos réponses habituelles à ses bonnes
nouvelles? "Les réactions étaient
classées en 4 catégories:
Actives-constructives:
- Mon(ma) partenaire réagit habituellement
de façon enthousiaste. ("Wow! Quelle bonne
nouvelle! Et j'imagine que ce n'est qu'un début!")
- J'ai parfois l'impression qu'il(elle) est encore
plus heureux(se) et excité(e) que je ne le
suis.
- Il(elle) pose souvent beaucoup de questions et montre
un réel intérêt.
Passives-constructives:
- Il(elle) essaie de ne pas en faire un plat mais
il(elle) est content(e) pour moi. ("C'est beau!")
- Il(elle) est habituellement silencieusement supportant(e)
pour les bonnes choses qui m'arrivent.
Actives-destructives
- Il(elle) trouve souvent des problèmes par
rapport aux bonnes choses qui m'arrivent. ("Es-tu
sûr(e) que tu peux faire face aux responsabilités
supplémentaires?")
- Il(elle) me rappelle que les bonnes choses ont aussi
leurs mauvais aspects.
Passives-destructives
- J'ai parfois l'impression qu'il(elle) ne s'en soucie
pas beaucoup. ("Ah oui. As-tu vu la météo
pour demain?")
- Il(elle) ne fait pas tellement attention à
moi.
- Il(elle) semble souvent inintéressé(e)"
(1)
La
première de ces réactions "capitalise"
les bonnes situations, considère l'auteur,
c'est-à-dire amplifie le plaisir de ces situations
et contribue à une spirale d'émotions
positives." Selon elle, capitaliser ainsi serait
la clé pour des relations solides.
Ses
recherches montrent que les couples qui rapportent
des réactions actives-constructives sont plus
amoureux, sont plus engagés et rapportent une
plus grande satisfaction par rapport à leur
relation autant au moment de la mesure que plus tard.
"Une
réponse passive occasionnelle n'est pas la
fin du monde", précise l'auteur. "C'est
un problème quand ce type de réponse
est chronique. "Si le partenaire ne répond
pas activement et constructivement, la personne qui
essaie de communiquer au sujet de ce qui lui arrive
se sent immédiatement moins positive et sent
moins d'intimité. Elle se sent moins comprise
et sent que son(sa) partenaire ne prend pas tellement
soin d'elle."
La
réponse aux événements positifs
est aussi importante évidemment pour les relations
familiales et amicales.
Tiré
du site : www.psychomedia.com