Sortir
de ses «patterns» amoureux
Pour
la chronique de cette semaine, je suis tombée
sur un article fort intéressant que j’avais
envie de vous partager.
Casser un «pattern» amoureux, c'est cesser
de danser un tango qui ne nous convient plus. Encore
faut-il en prendre conscience, comme l'a fait Céline.
À 35 ans, Céline a pris conscience qu'elle
avait l'habitude de tomber amoureuse d'hommes perturbés
qui ne l'aimaient pas. Après quelques mois
de thérapie, elle a compris qu'elle faisait
partie de ces femmes qui aiment trop. Mal aimée
pendant son enfance, elle désirait combler
ce manque affectif auprès d'hommes en souffrance.
Elle nous raconte comment elle est sortie de ses «patterns»
amoureux.
Des amours excessives
Tout a commencé à l'adolescence. J'étais
toujours attirée vers des gars qui semblaient
être des «durs», comme les batailleurs
et les vendeurs de drogue. En sortant avec eux, j'avais
l'impression d'avoir une certaine popularité
auprès des jeunes de l'école. Chaque
fois que je faisais la connaissance d'un gars, disons
marginal, je m'accrochais à lui. Il était
le centre de mon existence. Je désirais le
changer afin qu'il devienne un homme honnête
et gentil. Les gars finissaient par me trouver trop
entreprenante et ils me laissaient tomber. Durant
la seule période de mon secondaire, j'ai eu
cinq grosses peines d'amour.
Les
années ont passé. Chaque fois qu'une
liaison se terminait, je m'empressais de trouver un
autre homme qui puisse m'aimer. Disons plutôt
que je ne pouvais absolument pas vivre plus d'un mois
en tant que célibataire. Mais ceux qui étaient
honnêtes et gentils m'ennuyaient.
Le
dernier élu de mon cœur était un
homme marié. Pendant des mois, il m'a promis
qu'il allait divorcer. Puis, il disait qu'il ne savait
plus où il en était dans sa vie. Vous
connaissez la suite. J'ai de nouveau pansé
mes blessures. Une amie m'a fait remarquer que je
recherchais des relations vouées à l'échec
dès le départ. J'ai réfléchi
à ce qu'elle m'a dit. Il fallait que je fasse
quelque chose pour me sortir de ce «pattern»
amoureux.
La voie de la guérison
L'an dernier, j'ai donc entrepris une démarche
thérapeutique. Je voulais absolument comprendre
pourquoi j'en étais venue à collectionner
les échecs amoureux.
Avec le temps, je me suis aperçue que j'étais
attirée par des hommes perturbés. C'était
comme si je désirais les sauver de leur souffrance.
Je m'acharnais à vouloir les changer. Inconsciemment,
je croyais qu'en jouant à Mère Térésa,
ces hommes arriveraient à m'aimer. Mais on
ne peut pas changer la personnalité d'autrui.
Au
cours de ma thérapie, j'ai réalisé
que j'ai été une enfant mal aimée.
Ma mère était souvent absente. Elle
occupait deux boulots car elle devait subvenir aux
besoins de la famille. Mon père, un homme dont
la santé mentale est fragile, s'isolait souvent.
J'avais donc peu de contacts avec lui. Mais Dieu sait
à quel point j'aurais aimé le sauver.
Au fil des ans, j'ai cherché à combler
ce manque affectif auprès d'hommes en souffrance,
comme mon père.
À
présent, j'ai la certitude que l'amour se reconnaît
au plaisir et au bonheur qu'il procure, et non plus
à l'obsession et à la souffrance qu'il
peut engendrer. Je constate avec plaisir que je suis
sur la voie de la guérison et je continue de
progresser. Je vis maintenant très bien mon
célibat. Je me suis rapprochée de mes
parents et de mes amies. Je mets davantage d'énergie
dans mon travail. J'ai même appris à
me gâter un peu. J'ignore à quel moment
je vais rencontrer un homme bien, mais je ne suis
pas pressée. J'ai toute la vie devant moi.
En conclusion, pour vous défaire de
vos patterns amoureux néfastes :
Source
: Tiré d’un article de Marie-Claude Roy,
www.magazinemadame.ca
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