Notre
optimisme serait relié au niveau socioéconomique
de notre enfance
Une recherche publiée dans le Journal of Personality
montre une lien entre le pessimisme ou l'optimisme
à l'âge adulte et le statut socioéconomique
de la famille dans l'enfance.
Les
personnes dont la famille avait un statut socioéconomique
élevé dans l'enfance ont une vision
plus optimiste de la vie.
L'effet
du statut socioéconomique dans l'enfance sur
la tendance à l'optimisme et au pessimisme
à l'âge adulte se maintient même
si la personne change de statut au cours de la vie.
Une
personne provenant d'un milieu socioéconomique
faible et passant à un statut plus élevé
est moins susceptible d'être optimiste une fois
adulte qu'une personne ayant toujours vécu
dans un milieu socioéconomique élevé.
L'inverse
est aussi vrai. Une personne ayant des origines socioéconomiques
élevées qui passe à un statut
moins élevé demeure plus optimiste qu'une
personne ayant connu ce statut dans l'enfance.
"Les
enfants d'un milieu socio économiquement élevé
qui passent plus tard à un statut plus bas
peuvent avoir appris des stratégies d'adaptation
efficaces durant l'enfance et avoir développé
conséquemment un sentiment de maîtrise
et de contrôle qui les protège des effets
négatifs d'un statut socioéconomique
plus bas, conclut l'auteur principal de la recherche.
Alors que les enfants d'un milieu socioéconomique
plus bas qui passent plus tard à un statut
plus élevé peuvent ne pas avoir eu l'opportunité
de développer ces ressources psychologiques
et ainsi ne pas être capables de bénéficier
des expériences de succès autant qu'il
serait possible."
Notons
que le pessimisme et l'optimisme se sont avérés,
dans des recherches antérieures, reliés
à la santé physique et mentale.
L'optimisme protégerait la santé
du coeur
L'optimisme réduirait le risque de décès
par maladie cardiaque selon une récente recherche
publiée dans les Archives of Internal Medicine.
Des recherches précédentes suggéraient
déjà que l'optimisme favorise la santé
générale et diminue les risques de décès
de toutes causes. Une attitude positive s'était
aussi déjà révélée
aidante pour les gens souffrant de maladie cardiaque
causée par un rétrécissement
des artères.
Dans cette nouvelle recherche hollandaise, 545 hommes
âgés de 64 à 84 ans ont été
suivis pendant 15 ans. Aucun d'eux n'avaient une histoire
connue de problèmes cardiaques au début
de la recherche. Les participants passaient un test
mesurant l'optimisme au début de la recherche
et à quelques reprises à travers les
années.
Les
optimistes auraient deux fois moins de risques de
souffrir de maladies cardiovasculaires. Un autre résultat
est que les hommes optimistes tendaient à le
rester en prenant de l'âge.
Une
précédente recherche réalisée
par la même équipe montrait qu'une diposition
à l'optimisme était aussi reliée
à un risque moins élevé de décès
par maladie cardiovasculaire chez les femmes.
Le
lien entre optimisme et la réduction du risque
de décès par maladie cardiaque se maintenait
en prenant en considération plusieurs facteurs
qui affectent la santé comme le tabagisme,
l'activité physique, le diabète, la
pression sanguine, l'indice de masse corporelle, la
consommation d'alcool, le mariage et l'éducation.
Cette méthodologie de recherche (qui consiste
à vérifier des corrélations)
ne prouve cependant pas que l'optimisme est la cause
de la meilleure santé cardiaque qui a tendance
à l'accompagner. Les gens optimistes peuvent
aussi avoir tendance à réunir d'autres
facteurs qui favorisent la santé.
Ces
résultats sont toutefois consistants avec de
nombreuses recherches qui suggèrent que le
pessimisme et la dépression sont des facteurs
de risque majeur de décès par maladie
cardiaque.
Tiré du site: www.psychomedia.com
Source: www.eurekalert.org
et Giltay, E. Archives of Internal Medicine, Feb.
27, 2006; vol 166: pp 431-436.