Les enfants de parents divorcés sont plus perturbés
et plus agressifs que les autres enfants surtout s'il
existe des conflits graves entre les parents et que
l’enfant en est témoin, cela entraîne
nettement plus de troubles de comportement.
En
effet, on remarque qu’ils présentent
plus de troubles caractériels (violence, fugues...).
En faisant cela, l’enfant reproduit l’agressivité
de chacun des parents à l‘égard
de l’autre.
Parmi
les autres conséquences :
Les enfants qui s’accusent d’être
à l’origine du divorce de leurs parents
peuvent ressentir de la culpabilité et de la
honte. Par contre, ceux qui blâment leurs parents
peuvent ressentir de la colère à leur
égard.
Vers
six ans, les enfants commencent à faire la
différence entre les résultats volontaires
et involontaires, puis ils vont s’interroger
sur les moyens de réagir. En grandissant, ils
évaluent leurs capacités avec plus de
réalisme et sont plus aptes à résoudre
les problèmes.
Par
ailleurs, l’impact de ce conflit sur les enfants
varie selon le sexe. En effet, beaucoup pensent que
les perturbations sont plus minimes chez les filles
que chez les garçons. D’ailleurs, les
garçons réagissent par de la désobéissance,
de l’agressivité et en tombent dans la
délinquance. Par contre, les filles réagissent
par des dépressions, de l’anxiété
et par des retraits.
Chez
la plupart des enfants dont les parents sont divorcés
et notamment les enfants de moins de dix ans, on a
pu constater une peur fréquente de l’abandon.
Quand
il y a divorce dans un couple, un des parents est
obligé de quitter le domicile familial. Cela
crée un manque chez l’enfant qui a peur
que l’autre adulte s’en aille. Plus l’enfant
est jeune, plus cette peur peut être présente
et s’accentuer.
Des pistes de solutions
Soigner sa détresse
Le
divorce (ou la séparation) est considéré(e)
comme une des plus importantes causes de stress. Il
contient son lot de peine, de rancoeur, de colère
et de frustration. La difficulté à accepter
la situation, la peur du changement et de l'inconnu
ne font rien pour arranger les choses. Ces sentiments
sont parfaitement normaux et font partie du processus
de guérison. Mais lorsque les émotions
dominent, il reste peu de place pour la raison.
La
détresse engendrée par le divorce ou
la séparation peut affecter votre corps, votre
esprit, vos idées et vos désirs, votre
travail, vos relations avec les autres et même
vos loisirs. En apprenant à gérer vos
émotions, vous y verrez plus clair et serez
à même de prendre les bonnes décisions.
Reprendre
le contrôle de sa vie
Le
divorce prend du temps. En attendant, il faut faire
face au quotidien. N'essayez pas de tout régler
en même temps. Dites-vous que vous êtes
en période de transition. Essayez de trouver
des arrangements temporaires pour que les besoins
essentiels soient assurés, que ce soient les
vôtres, ceux de vos enfants ou ceux de votre
conjoint. Oubliez vos anciennes habitudes de vie.
Pensez plutôt à recréer un environnement
où vous vous sentirez bien et où vous
pourrez accueillir vos enfants. Pensez à court
terme. Et soyez ouvert à la discussion.
Protéger
les enfants
Les
enfants sont particulièrement vulnérables
en période de divorce. Tout sera désormais
différent pour eux. Ils ont donc, eux aussi,
à traverser toutes sortes de sentiments contradictoires
et à s‘adapter à une nouvelle
situation. L'insécurité, le sentiment
d'abandon et parfois même le sentiment d'être
responsables de la séparation accompagnent
souvent les enfants du divorce.
Pour
leur faciliter les choses, il est essentiel de les
tenir en dehors des conflits, tout en leur expliquant
la situation en utilisant des termes simples. Assurez-les
que peu importe ce que vous vivez, vous continuerez
à vous occuper d'eux et à les aimer.
Évitez les situations qui pourraient les placer
en conflit d'intérêt. Les enfants n'ont
pas à choisir entre un parent ou l'autre. Ne
dites jamais de mal de votre conjoint devant eux et
ne vous en servez pas comme messagers. Lorsque vous
avez à régler une question concernant
les enfants, la seule base de discussion devrait être
ce qui convient le mieux pour assurer leur stabilité
et maintenir le contact avec les deux parents. Le
divorce n'est pas leur affaire, c'est la vôtre.
Réussir son divorce… autres pistes
de solution
Le divorce est une procédure qu'envisagent
de plus en plus de couples en détresse. Ses
répercussions sur la vie familiale sont nombreuses.
Comment faire pour que cette étape soit plus
facile pour tous?
Trouver
des terrains d'entente
Il
ne faut pas oublier que même divorcé,
vous demeurerez toujours parent. Vous aurez donc nécessairement
des contacts avec votre conjoint. C'est pourquoi vous
avez grand intérêt à minimiser
les litiges devant les tribunaux, tant pour vous que
pour vos enfants.
Au
Québec, il est possible d'obtenir un jugement
de séparation ou de divorce à l'amiable.
Pour que ce jugement soit rendu, il faut évidemment
que les deux parties se soient entendues sur tous
les aspects de la séparation. Le projet d'entente
permet de faire le tour de toutes les questions soulevées
pendant un divorce, par exemple:
• Qui gardera les enfants?
• Qui les prendra pendant les fins de semaine
ou pendant les vacances scolaires?
• Qui paiera les frais de scolarité?
• Qui occupera la maison familiale?
• Qui gardera les meubles?
• Qui paiera les dettes communes?
• Quelle sera la pension alimentaire et à
quelle fréquence sera-t-elle versée?
• Comment sera partagé le patrimoine
familial?
• etc.
Toutes
ces questions devront, d'une façon ou d'une
autre, obtenir des réponses. Essayez de trouver
des solutions où tout le monde est gagnant.
Le divorce n'est pas une compétition. Vous
n'avez pas à vous battre contre un adversaire.
Vous faites face à une nouvelle réalité.
Il n'en tient qu'à vous qu'elle soit basée
sur la coopération et la compréhension.
Exercer
son autorité parentale
Dans
plus de 80% des cas de divorce, la garde des enfants
est accordée à la mère. Il se
peut que vous vous sentiez mis à l'écart.
Le nombre élevé de pères qui
décrochent et qui prennent leurs distances
après le divorce semble confirmer cette impression.
Au
Québec pourtant, la garde des enfants et l'autorité
parentale sont deux choses distinctes. Même
si vous ne voyez vos enfants qu'aux quinze jours et
pendant les vacances, vous conservez 100% de votre
autorité parentale. Vous avez le droit de participer
à l'éducation des enfants et de prendre
des décisions les concernant. L'ordonnance
de garde n'est pas tout. Pour éviter les discussions,
insistez pour que les modalités d'exercices
de vos droits de père soient claires. N'hésitez
pas à aller dans les détails. Les enfants
ont besoin de leurs deux parents. En maintenant le
contact avec eux et en participant aux décisions,
vous vous sentirez moins isolé, et vous aiderez
vos enfants à se sentir moins abandonnés.
Avoir
recours à la médiation
Lorsque
les négociations s'avèrent difficiles,
il est parfois nécessaire d'avoir recours à
la médiation, un mode de résolution
de conflit basé sur la coopération.
Le médiateur amène les personnes à
élaborer une entente viable et satisfaisante
pour chacun. Le médiateur n'a pas de pouvoir
décisionnel. Son rôle est de favoriser
la communication entre les conjoints afin qu'ils puissent
révéler leurs attentes, leurs besoins
et leurs objectifs.
Au
Québec, les couples avec enfants à charge,
qu'ils soient mariés ou conjoints de fait,
peuvent recevoir gratuitement les services d'un médiateur
professionnel accrédité. Même
s'ils n'optent pas pour la médiation, les couples
avec enfants à charge qui ne s'entendent pas
sur l'une ou l'autre des conséquences de la
rupture doivent assister à une séance
d'information avant d'être entendus par le tribunal.
Pour
en savoir plus, consultez le guide Quand un couple
se sépare, publié par Communications
Québec. Il regroupe des renseignements sur
les aspects psychosociaux et juridiques, ainsi que
sur les conséquences financières et
fiscales de la séparation et du divorce.
Tiré d’un article de Marie-Christine
Tremblay
Source:
http://www.coupdepouce.com/Coupdepouce/client/fr/MIEUX_VIVRE/Detail
Nouvelle.asp?idNews=3439&idSM=285
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