Chronique du Succès (29 juillet 2006)

L’art de dédramatiser les évènements du quotidien.

Connaissez-vous des gens qui font des montagnes avec des riens? Des personnes qui exagèrent toujours leurs problèmes.

J’ai été témoin d’une situation assez particulière la semaine dernière : J’étais assise au restaurant lorsque la serveuse a apporté à la dame assise à côté de moi, des saucisses au lieu du bacon avec son déjeuner. C’est à ce moment que la crise a débuté. La dame a commencé à dire que ça n’avait pas de bon sang, qu’il était impossible de se faire servir correctement, que la serveuse était incompétente. Bref, on aurait dit que la fin du monde était arrivée!

Combien de fois passons-nous une magnifique journée, mais parce qu’il nous arrive un petit pépin, nous proclamons que toute la journée est gâchée?

Saviez-vous que toutes les fois où nous nous fâchons, nous puisons dans notre réserve d’énergie? Pire encore, il est prouvé que lorsque nous ressentons des émotions négatives à des intensités trop élevées, que ce soit du stress, de la colère ou quelque autre émotion négative, nous diminuons la résistance de notre système immunitaire.

Nous avons parfois tendance à dramatiser à outrance. En comprenant comment relativiser les choses et les événements, nous découvrons que nous pouvons nous sentir mieux, presque instantanément.

Dans cette chronique, nous allons apprendre à nous poser les bonnes questions, afin de diminuer notre perception de la catastrophe et voir plutôt la réalité telle qu’elle est. En voyant les choses dans une perspective plus réaliste, il est possible, par la suite, de passer à l’action de manière plus appropriée. Tant et aussi longtemps que nous nous apitoyons sur notre sort et que nous voyons le mauvais côté des choses, nous diminuons notre capacité à penser clairement et notre capacité à trouver des solutions pour nous sortir d’une situation déplaisante. Plus nous entretenons des idées négatives, plus nous les attirons dans notre vie. C’est ce que nous appelons en psychologie, le phénomène d’inhibition latérale. (Phénomène par lequel, ce qu’on entretient comme idée s’amplifie dans notre subconscient.)

En premier, il convient de nous demander si la chose qui nous arrive est aussi catastrophique que nous le voyons. Ne sommes-nous pas en train d’exagérer les choses? La plupart du temps, c’est ce que nous faisons. Saviez-vous que :

  • 95% des scénarios que l’on se fait n’arrivent jamais.
  • 95% des choses que l’on appréhende n’arrivent pas.

Cela veut dire que si vous repensez à toutes les fois où vous vous êtes fait du mauvais sang pour différentes raisons, c’était, la majorité du temps, de l’énergie gaspillée.

Si l’événement qui nous arrive est réellement frustrant et que nous ne disposons d’aucun moyen pour l’éviter, il vaut mieux l’accepter. Plus nous arrivons à l’accepter rapidement, plus nous parvenons à reprendre le contrôle de notre vie et vivons avec un état d’âme plus approprié.

Vous ne serez peut-être pas capable d’être heureux et d’avoir le sourire lorsque des événements un peu plus difficiles se présenteront, mais au moins vous n’aggraverez pas la situation en entretenant des idées complètement irréalistes.

Nous entendons souvent des gens dire: «Mon Dieu, ma vie est une catastrophe, tout va mal.» À la lumière de cet exemple, nous nous apercevons que certaines personnes ont tendance à se concentrer sur ce qui va mal, à proclamer que TOUT va mal, alors que la plupart du temps, beaucoup de choses vont bien dans leur vie. En fait, nous ne prenons plus conscience de ce qui va bien, parce qu’être en bonne santé, par exemple, ça va de soi pour plusieurs d’entre nous.

Souvent, nous nous demandons pourquoi nous sommes déprimé; comment peut-il en être autrement quand nous proclamons que TOUT va mal, alors que ce n’est pas la réalité. Lorsque vous avez l’impression que tout va mal, dressez par écrit la liste des choses qui vont bien: votre santé, la famille, ce que vous appréciez dans votre vie.... De l’autre côté, écrivez ce qui va réellement mal. Au moment de la comparaison, vous ferez le constat que finalement, TOUT ne va pas si mal que ça.

Pour dédramatiser, posez-vous les trois questions suivantes:

1. Suis-je en train d’avoir la meilleure attitude pour faire face à cette situation?
2. Est-ce vrai que c’est l’enfer? Que c’est la fin du monde?
3. Qu’est-ce qui aurait pu arriver de pire?

Il est vrai qu’il n’est pas agréable d’être pris dans un bouchon de circulation, mais est-ce vraiment l’enfer? Il est vrai que ce n’est pas souhaitable d’avoir une contravention, mais est-ce réellement la fin du monde?

Ces trois questions permettent de relativiser les situations. Rappelez-vous toujours le proverbe suivant :

« C’est à se poser les bonnes questions qu’on obtient les bonnes réponses ».

Bonne route vers le mieux-être et fini les petits drames quotidiens!

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