L’art
de dédramatiser les évènements
du quotidien.
Connaissez-vous des gens qui
font des montagnes avec des riens? Des personnes qui
exagèrent toujours leurs problèmes.
J’ai
été témoin d’une situation
assez particulière la semaine dernière
: J’étais assise au restaurant lorsque
la serveuse a apporté à la dame assise
à côté de moi, des saucisses au
lieu du bacon avec son déjeuner. C’est
à ce moment que la crise a débuté.
La dame a commencé à dire que ça
n’avait pas de bon sang, qu’il était
impossible de se faire servir correctement, que la
serveuse était incompétente. Bref, on
aurait dit que la fin du monde était arrivée!
Combien
de fois passons-nous une magnifique journée,
mais parce qu’il nous arrive un petit pépin,
nous proclamons que toute la journée est gâchée?
Saviez-vous
que toutes les fois où nous nous fâchons,
nous puisons dans notre réserve d’énergie?
Pire encore, il est prouvé que lorsque nous
ressentons des émotions négatives à
des intensités trop élevées,
que ce soit du stress, de la colère ou quelque
autre émotion négative, nous diminuons
la résistance de notre système immunitaire.
Nous
avons parfois tendance à dramatiser à
outrance. En comprenant comment relativiser les choses
et les événements, nous découvrons
que nous pouvons nous sentir mieux, presque instantanément.
Dans
cette chronique, nous allons apprendre à nous
poser les bonnes questions, afin de diminuer notre
perception de la catastrophe et voir plutôt
la réalité telle qu’elle est.
En voyant les choses dans une perspective plus réaliste,
il est possible, par la suite, de passer à
l’action de manière plus appropriée.
Tant et aussi longtemps que nous nous apitoyons sur
notre sort et que nous voyons le mauvais côté
des choses, nous diminuons notre capacité à
penser clairement et notre capacité à
trouver des solutions pour nous sortir d’une
situation déplaisante. Plus nous entretenons
des idées négatives, plus nous les attirons
dans notre vie. C’est ce que nous appelons en
psychologie, le phénomène d’inhibition
latérale. (Phénomène par lequel,
ce qu’on entretient comme idée s’amplifie
dans notre subconscient.)
En
premier, il convient de nous demander si la chose
qui nous arrive est aussi catastrophique que nous
le voyons. Ne sommes-nous pas en train d’exagérer
les choses? La plupart du temps, c’est ce que
nous faisons. Saviez-vous que :
-
95% des scénarios que l’on se fait
n’arrivent jamais.
-
95% des choses que l’on appréhende
n’arrivent pas.
Cela
veut dire que si vous repensez à toutes les
fois où vous vous êtes fait du mauvais
sang pour différentes raisons, c’était,
la majorité du temps, de l’énergie
gaspillée.
Si
l’événement qui nous arrive est
réellement frustrant et que nous ne disposons
d’aucun moyen pour l’éviter, il
vaut mieux l’accepter. Plus nous arrivons à
l’accepter rapidement, plus nous parvenons à
reprendre le contrôle de notre vie et vivons
avec un état d’âme plus approprié.
Vous
ne serez peut-être pas capable d’être
heureux et d’avoir le sourire lorsque des événements
un peu plus difficiles se présenteront, mais
au moins vous n’aggraverez pas la situation
en entretenant des idées complètement
irréalistes.
Nous
entendons souvent des gens dire: «Mon Dieu,
ma vie est une catastrophe, tout va mal.» À
la lumière de cet exemple, nous nous apercevons
que certaines personnes ont tendance à se concentrer
sur ce qui va mal, à proclamer que TOUT va
mal, alors que la plupart du temps, beaucoup de choses
vont bien dans leur vie. En fait, nous ne prenons
plus conscience de ce qui va bien, parce qu’être
en bonne santé, par exemple, ça va de
soi pour plusieurs d’entre nous.
Souvent,
nous nous demandons pourquoi nous sommes déprimé;
comment peut-il en être autrement quand nous
proclamons que TOUT va mal, alors que ce n’est
pas la réalité. Lorsque vous avez l’impression
que tout va mal, dressez par écrit la liste
des choses qui vont bien: votre santé, la famille,
ce que vous appréciez dans votre vie.... De
l’autre côté, écrivez ce
qui va réellement mal. Au moment de la comparaison,
vous ferez le constat que finalement, TOUT ne va pas
si mal que ça.
Pour dédramatiser, posez-vous les trois questions
suivantes:
1.
Suis-je en train d’avoir la meilleure attitude
pour faire face à cette situation?
2. Est-ce vrai que c’est l’enfer?
Que c’est la fin du monde?
3. Qu’est-ce qui aurait pu
arriver de pire?
Il
est vrai qu’il n’est pas agréable
d’être pris dans un bouchon de circulation,
mais est-ce vraiment l’enfer? Il est vrai que
ce n’est pas souhaitable d’avoir une contravention,
mais est-ce réellement la fin du monde?
Ces
trois questions permettent de relativiser les situations.
Rappelez-vous toujours le proverbe suivant :
«
C’est à se poser les bonnes questions
qu’on obtient les bonnes réponses ».
Bonne
route vers le mieux-être et fini les petits
drames quotidiens!