Chacun
réagit au stress de façon différente
En
ce mois de novembre qui s’achève, j'ai
décidé de vous offrir un extrait de
mon prochain livre qui paraîtra en février
prochain et qui s’intitulera : ''Pour
mieux vivre avec le stress… changez d'état
d'esprit!'', histoire de vous donner un avant
goût…
Faire
face au stress se manifeste de diverses façons
chez l’individu: manger sans arrêt ou,
au contraire, cesser complètement de manger,
souffrir d’insomnie ou trop dormir. D’autres
personnes se sentiront constamment découragées,
à plat, épuisées. Chez certaines,
on assistera à des crises de larmes, d’autres
seront totalement écrasées, ou, à
l’inverse, auront des réactions d’irritation,
de colère. Et puis, il y a tous ces gens qui
feront de la compensation et sombreront dans l’excès.
Magasiner parce que l’on vit du stress; commencer
à prendre un petit plus d’alcool, ça
décompresse; jouer, aller au casino parce que
cela fait dont du bien, cela calme… Quelles
illusions !
Et
que dire de ceux qui vont se tourner vers les cabinets
des médecins pour se faire prescrire des antidépresseurs,
des calmants, parce que de nos jours, il apparaît
que «c’est in d’être sur le
Prozac», certains parlent même de l’ère
du Prozac ! Les antidépresseurs sont définitivement
à la mode.
Saviez-vous
que : Entre 1981 et 2000, le nombre total d’ordonnances
s’est accru, pour tous les antidépresseurs,
de 353 %, passant de 3,2 millions à 14,5 millions.
*Source : M. Hemels, G. Karen et Teinarson, Increased
use of antidepressants in Canada : 1981-2000. The
annals of Pharmacotherapy, no 36 (2002), p. 1375-1379.-
Des
statistiques inquiétantes : en 2003, les Québécois
ont fait remplir 5,1 millions d’ordonnances
d’antidépresseurs par rapport à
2, 5 millions en 1999, soit une hausse de 104 % en
4 ans. De plus, les dépenses des canadiens
en antidépresseurs ont augmenté de 70
% entre 1999 et 2004.
*Source : Magazine Femme Plus, l’art de vivre
juin 2006, Les hauts et les bas des antidépresseurs,
par Johanne Mercier.
Et
n’allez pas croire que c’est parce qu’aujourd’hui,
les gens sont plus dépressifs. Cela semble
davantage être une affaire de contexte social,
les médecins sont surchargés, les gens
sont à la recherche de solutions rapides, faciles
et toutes faites. Voilà peut-être une
partie d’explications aux impressions que dans
certains cas, le crayon semble être pesant sur
les prescriptions. Bien entendu, tous ne sont pas
à mettre dans le même sac, beaucoup de
médecins demeurent très consciencieux,
malgré les difficultés que représentent
leur réalité (pression, exigences, attentes)
alors que, malheureusement, pour d’autres, la
solution de facilité semble primer. Que voulez-vous,
les hôpitaux sont tellement débordés!
C’est plus facile de régler le problème
comme cela, vue les nombreuses contraintes imposées.
En tout cas, cela s’avère plus rapide
et plus efficace à court terme.
Questionnons-nous
? Il est intéressant de s’arrêter
quelques secondes pour penser à l’image,
ainsi qu’aux messages qui sont transmis aux
générations futures, à nos enfants,
lorsque nous choisissons dans nos propres vies des
solutions faciles et rapides ? Bien sûr, certaines
pilules (pour dormir par exemple) semblent plus efficaces
à court terme. Mais quelles sont les conséquences
à long terme ? En refusant parfois de mettre
les efforts nécessaires face à des situations
qui exigent du temps, pas étonnant de se retrouver
face à des jeunes qui veulent tout, tout de
suite ! On entend souvent que dans la société
actuelle, on ne peut pas attendre. Pas le temps, cela
doit être rapide ! Satisfaction immédiate
! Pensons aussi simplement à tous ces magasins
qui offrent du financement permettant de se procurer
des articles sur le champ et de les payer sur plusieurs
années, par la suite. Ils auront le temps d’être
abimés et démodés bien avant
qu’on ait fini de les payer. Et oui, on peut
se procurer un lecteur DVD, pour 0,67 sous par mois
et ce pendant seulement 36 mois ! Il ne s’agit
pas de blâmer qui que se soit, mais simplement
de nous responsabiliser par rapport à ce que
reflètent nos comportements !