Avez-vous
remarqué que très souvent, nous interprétons
certaines situations de manière assez particulière
? Nous déformons parfois la réalité
et cela nous amène à vivre des émotions
que nous ne souhaitons pas, telles que de la colère,
de l’impatience, du stress ou toute autre émotion
désagréable.
Voici une histoire qui illustre bien ce propos: celle
d’un homme d’affaires qui prenait un avion
pour Calgary. Il devait se rendre à une réunion
très importante. Toutefois, étant un
homme extrêmement débordé, il
se fiait sur le trajet aérien pour préparer
sa présentation. Il s’était donc
installé avec
son ordinateur portable, les avions offrant aujourd’hui
plusieurs commodités !
Il
tentait tant bien que mal à se concentrer,
afin de créer un résultat convenable.
Toutefois, il n’y arrivait pas du tout. En effet,
trois jeunes garçons énervés
courraient et criaient sans cesse. L’homme voyait
que le père restait assis, passif, sans rien
faire ou dire pour que ses enfants se calment un peu.
Impossible d’être tranquille, se répétait-il.
De plus, il se disait : «Incroyable d’être
un père aussi irresponsable, cette attitude
occasionne des enfants rois qui se croient tout permis.
Si j’étais père, cela se passerait
autrement…» Plus il avait de telles idées,
plus il se sentait irrité et la colère
s’intensifiait. Il lui était de moins
en moins possible de se concentrer et de travailler.
Quand tout d’un coup, il en eût assez
et se leva, pour aller discuter avec le père.
Disons
que cet homme s’était levé juste
avant que sa colère soit tellement intense,
qu’il aurait pu exploser, crier des bêtises
à ce père, ce qui n’aurait pas
fait de lui quelqu’un de très crédible.
Ainsi, son émotion étant moyennement
intense, il a été en mesure de s’adresser
au père de façon sèche, mais
acceptable, bien qu’à l’intérieur
de lui, il commençait à bouillir de
plus en plus fort.
Il
demanda donc au père, s’il était
possible de dire à ses enfants d’être
moins bruyants et de se calmer un peu, puisque cela
le dérangeait grandement. Suite à cela,
le père le regarda, d’un air désemparé
et triste, et il lui dit : «Ils ne savent probablement
pas trop comment réagir, tout comme moi, ils
viennent de perdre leur mère qui est tragiquement
décédée, hier.»
Il
suffit d’un instant pour que l’émotion
de colère de l’homme d’affaires
disparaisse complètement. Et parce qu’il
a pu, grâce à ces nouvelles informations,
changer sa perception, il a plutôt commencé
à se dire que c’était triste et
épouvantable à la fois. Puisqu’il
avait modifié ses idées, il ressentait
de l’empathie et de la compassion. À
ce moment, il lui était plus facile d’être
compréhensif et d’accepter la situation,
bien qu’elle représentait un défi
pour lui, afin qu’il puisse réaliser
son travail.
Réalisons
que très souvent, nous nous laissons emporter
par nos perceptions. Je me plais souvent à
dire que nous sommes parfois notre pire ennemi. Nous
sommes notre pire ennemi par les idées négatives
et par les scénarios que nous entretenons.
Je
vous invite donc à écouter votre discours
intérieur lorsque vous ressentez certaines
émotions désagréables, telles
que le stress, la colère, l’impatience,
ou quelque autre émotion. Demandez-vous toujours
si ce n’est pas votre façon d’interpréter
la situation qui vous rend dans cet état. De
source sûre, la réponse sera toujours
affirmative. Dans cette optique, vous n’aurez
qu’à revoir votre façon de regarder
la situation pour voir changer votre émotion.
Est-ce
toujours facile ? NON ! Est-ce toujours utile et aidant
? OUI, définitivement.
Changer
notre perception, changer nos lunettes, notre façon
de percevoir certaines situations est toujours payant
lorsque l’on est confronté à des
situations difficiles!!
Bon
succès!